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Un nouveau compte pour un nouveau départ!

La Bibliothèque change de système et vous souhaitez poursuivre vos activités de lecteur et de lectrice comme avant, aucun problème! Pour profiter des avantages de la nouvelle plateforme swisscovery qui remplace RERO Explore dès le 7 décembre, il suffit de vous réinscrire ici. Mais quels sont ces avantages? Tout d’abord, vous pouvez faire l’inscription depuis n’importe où, plus besoin de se déplacer sur place, l’inscription est simple, gratuite et ne prend pas plus que 5 minutes. Un tutoriel en vidéo (voir ci-dessous) ou en pdf vous accompagne si nécessaire!

Ensuite, dès la mise en service du nouveau système, le 7 décembre 2020, vous aurez accès au catalogue swisscovery Ville de Genève qui regroupe les 11 bibliothèques scientifiques et patrimoniales et aurez la possibilité de faire des demandes d’ouvrages et de les emprunter. Mais ce n’est pas tout, vous recevrez gratuitement une nouvelle carte de bibliothèque et vous pourrez à nouveau bénéficier des services du prêt entre bibliothèques. En plus, vous découvrirez le nouveau service de sélection de votre lieu de retrait (nous y reviendrons ultérieurement). Si vous n’avez pas encore de compte à la Bibliothèque de Genève, n’hésitez plus et profitez de cette occasion pour vous lancer dans l’aventure de ce nouveau réseau qui compte près de 500 bibliothèques suisses. En cas de besoin, les bibliothécaires sont à votre disposition pour vous aider dans votre démarche. Vous pouvez aussi poser toutes vos questions concernant les inscriptions à l’adresse suivante : info.swisscovery@ville-ge.ch

La nouvelle carte de bibliothèque qui donne accès au catalogue swisscovery. Cette plateforme est gérée par l’entreprise SLSP, Swiss Library Service Platform

L’encadrement dans l’exposition «Boissonnas et la Méditerranée»

Photo: Bibliothèque de Genève/Stéphane Pecorini

La protection des documents photographiques et papier, lors d’une exposition, passe par un contrôle rigoureux de l’éclairage et des conditions climatiques dans les salles du musée mais également par le choix du montage et de l’encadrement des œuvres que l’on va réaliser. Ces dernières opérations visent à préserver l’intégrité physique et esthétique de l’objet.

L’emploi de matériaux de conservation compatibles tels que du papier, du carton neutre, ou encore des adhésifs (uniquement s’ils sont nécessaires et toujours compatibles avec les phototypes) ainsi que de techniques réversibles de montage en passe-partout sont ainsi mises en place.

Photo: Bibliothèque de Genève/Stéphane Pecorini

La technique de montage dépend des caractéristiques de l’œuvre, de son état de conservation et de la volonté de rendre visible une partie ou la totalité de la pièce. Dans le cadre de l’exposition «Boissonnas et la Méditerranée», différents modèles de charnières en papier japonais, de coins et de tirants assurent le maintien des objets sur leur support afin, par la suite, de pouvoir être encadrés.

Les cadres ne sont pas choisis au hasard: ils sont spécifiques pour l’usage muséal et assurent une protection optimale contre la poussière et les agents atmosphériques. Des plaques en acrylique dotées de filtres anti-UV protègent les œuvres des rayonnements nocifs présents dans l’éclairage et assurent une vision optimale des œuvres d’art.

Photo: Bibliothèque de Genève/Stéphane Pecorini

L’exposition «Fred Boissonnas et la Méditerranée. Une odyssée photographique.» qui a débuté au Musée Rath le 25 septembre est momentanément suspendue en raison de la situation sanitaire. Découvrez-la à la réouverture du musée.

La PBC genevoise: ça Vaud le voyage!

Depuis 1997, le canton de Vaud a reconverti sa centrale nucléaire de Lucens en dépôt et abri de biens culturels (DABC) pour les collections de ses institutions culturelles.
À l’instar de nos dépôts du Carré Vert, une grande variété d’objets y est conservée: livres, microfilms, fragments archéologiques, tapisseries anciennes et contemporaines, drapeaux du Musée militaire, herbiers, animaux empaillés, etc.
C’est dans ce cadre que nos collègues vaudois ont voyagé jusqu’à nous le 27 août 2020, afin de découvrir le travail mené au sein des institutions patrimoniales de la Ville de Genève depuis plus de 10 ans et notamment ces dernières années avec la création de nos propres réserves mutualisées du Carré Vert. Ce projet nous a conduits à réadapter notre concept Protection des Biens Culturels (PBC) à ces dépôts patrimoniaux multi-institutionnels.

Les acteurs de la PBC genevoise étaient présents: collègues de la protection civile, du Service d’incendie et de secours (SIS), d’institutions patrimoniales, ainsi que la direction du Département de la Culture et de la Transition Numérique (DCTN).

Le temps d’un après-midi nous avons exposé nos plans d’action pour préserver les biens culturels en cas de sinistre: acquisition de matériel, la Berce-PBC, création de la cellule de crise PBC, collaboration étroite avec les services de la Ville et retour d’expériences sur des sinistres réels.

Qu’il s’agisse de la mutualisation de réserves ou de celle des connaissances via des journées d’échanges interprofessionnelles, ces occasions sont précieuses pour mettre en commun des expertises, partager des expériences et surtout faire avancer ensemble, à l’heure notamment des changements climatiques, la préservation de notre patrimoine commun.

Jean-François Gilmont (30 mars 1934 – 6 juin 2020)

L’historien du livre et bibliographe belge Jean-François Gilmont nous a quitté-e-s le 6 juin 2020 à l’âge de quatre-vingt-six ans.

Nombreux sont encore les employé-e-s de la Bibliothèque de Genève qui se rappellent l’avoir vu hanter catalogues et magasins fidèlement secondé par sa femme bibliothécaire, tout à la rédaction de GLN 15-16, cette base de données bibliographique des impressions de la Suisse romande aux 15e et 16e qui fait autorité en la matière et que la Bibliothèque de Genève continue d’enrichir. C’est cet outil indispensable aux chercheurs et chercheuses qui a valu à Jean-François Gilmont d’être nommé conservateur honoraire de la Bibliothèque de Genève («conservateur sans honoraires», rectifiait-il avec le sel de son ironie).

Auteur de près de trente livres et de cent quatre-vingts articles scientifiques portant notamment sur la bibliographie matérielle et sur l’importance de l’écrit dans la diffusion de la Réforme, il mena à son terme avec persévérance et méticulosité la bibliographie des œuvres de Calvin éditées au 16e siècle mise en route par Rodolphe Peter.

Sans conteste les travaux de cet ancien jésuite devenu l’un des meilleurs spécialistes de l’histoire du livre protestant font date.

Docteur en histoire de l’université catholique de Louvain, il y fut conservateur de bibliothèque pendant plus de vingt ans; agrégé de l’enseignement supérieur, il dispensa des cours notamment en histoire du livre et de la lecture, quand il ne traitait pas de l’histoire de l’humanisme ou des origines de la civilisation occidentale: l’Académie royale de Belgique l’avait accueilli dans son sein en 2004.

Aimable et discret, il partageait avec largesse son savoir et ponctuait volontiers sa conversation de remarques drolatiques, un petit sourire en coin.

Constats d’état des objets d’exposition (2)

Le constat d’état est un document qui reflète l’état de conservation d’un objet à un instant donné. Dans le cadre d’un prêt pour une exposition temporaire, ce document, une fois réalisé par les équipes de l’atelier de restauration, est directement placé dans la caisse de transport de l’objet et il ne le quittera plus jusqu’à son retour au sein de l’atelier de restauration. Il permettra ainsi de vérifier, une fois l’œuvre arrivée sur son lieu d’exposition temporaire, qu’elle n’a pas souffert du transport. L’opération de contrôle sera également renouvelée à son retour à l’atelier en fin d’exposition.

Le constat est ensuite archivé sur une base de données à des fins documentaires et peut être consulté à tout moment afin de vérifier la présence de nouvelle(s) altération(s).

Actuellement, pas loin de 120 constats d’état ont été réalisés dans le cadre de l’exposition consacrée à l’Œuvre de Fred Boissonnas qui ouvrira ses portes au Musée Rath fin septembre.

Retrouvez le premier billet concernant les constats d’état ici.

Constats d’état des objets d’exposition (1)

Dans le cadre de prêts à des expositions, l’équipe du secteur restauration de la Bibliothèque de Genève réalise avant le départ de chaque œuvre un constat d’état de cette dernière. Cette opération résulte d’une observation directe de l’objet et permet d’attester de son état de conservation à un instant donné.

À l’atelier de restauration ces constats sont réalisés à quatre mains sur une tablette. Dans un premier temps, une technicienne intègre au constat toutes les informations administratives et documentaires ainsi que les photographies nécessaires à la bonne identification de l’objet. Ensuite une restauratrice retranscrit toutes les altérations, de nature mécanique, physique ou chimique, qu’elle a pu observer au contact de l’objet et établit une liste de recommandations en vue de l’emballage, du transport et de l’exposition de ce dernier afin d’assurer à chaque étape des conditions optimales de conservation. Enfin, ce contact privilégié permet d’affiner les connaissances relatives à la matérialité de l’objet (étude de la technique et de la matière).