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La PBC genevoise: ça Vaud le voyage!

Depuis 1997, le canton de Vaud a reconverti sa centrale nucléaire de Lucens en dépôt et abri de biens culturels (DABC) pour les collections de ses institutions culturelles.
À l’instar de nos dépôts du Carré Vert, une grande variété d’objets y est conservée: livres, microfilms, fragments archéologiques, tapisseries anciennes et contemporaines, drapeaux du Musée militaire, herbiers, animaux empaillés, etc.
C’est dans ce cadre que nos collègues vaudois ont voyagé jusqu’à nous le 27 août 2020, afin de découvrir le travail mené au sein des institutions patrimoniales de la Ville de Genève depuis plus de 10 ans et notamment ces dernières années avec la création de nos propres réserves mutualisées du Carré Vert. Ce projet nous a conduits à réadapter notre concept Protection des Biens Culturels (PBC) à ces dépôts patrimoniaux multi-institutionnels.

Les acteurs de la PBC genevoise étaient présents: collègues de la protection civile, du Service d’incendie et de secours (SIS), d’institutions patrimoniales, ainsi que la direction du Département de la Culture et de la Transition Numérique (DCTN).

Le temps d’un après-midi nous avons exposé nos plans d’action pour préserver les biens culturels en cas de sinistre: acquisition de matériel, la Berce-PBC, création de la cellule de crise PBC, collaboration étroite avec les services de la Ville et retour d’expériences sur des sinistres réels.

Qu’il s’agisse de la mutualisation de réserves ou de celle des connaissances via des journées d’échanges interprofessionnelles, ces occasions sont précieuses pour mettre en commun des expertises, partager des expériences et surtout faire avancer ensemble, à l’heure notamment des changements climatiques, la préservation de notre patrimoine commun.

20 minutes pour l’éternité

La Bibliothèque de Genève est en charge du Dépôt légal depuis 1539. Dans ce cadre légal, nous recueillons la presse genevoise. Qu’il s’agisse de la Tribune de Genève, du Courrier ou du GHI, nous accueillons et réservons le plus grand soin à ces journaux locaux qui sont un témoignage exceptionnel et irremplaçable sur notre activité sociale, scientifique, culturelle, politique, artistique, éducative ou économique. Ainsi dans des dizaines d’années, ces documents deviendront des sources illustrant un mode de vie passé.

A l’instar des autres quotidiens, le 20 minutes que vous lisez gratuitement dans le tram, dont vous griffonnez les mots-fléchés est considéré chez nous comme un fonds patrimonial.

Le papier journal est un papier dont la durée de vie est très limitée et qui s’altère rapidement. La reliure est un moyen de conservation préventive efficace contre les chocs, la poussière ou les déformations et prodigue une barrière contre les polluants extérieurs.

Chaque année, nous faisons relier par des prestataires genevois près de 3000 volumes dont 300 pour Dépôt légal.

Les numéros du 20 minutes ne font pas exception et sont reliés en employant des matériaux de conservation (toile, papier, carton) et des techniques spécifiques à la conservation à long terme. Tous les fascicules sont cousus un à un, manuellement et sans colle afin de ne pas créer d’interaction chimique avec le papier journal. Chaque volume est recouvert d’une toile neutre sans colorant et est doré à l’or véritable.

Si vous passez chez nous et que vous avez raté une info genevoise ou votre horoscope du jour, n’hésitez pas à venir consulter un de nos 3900 numéros du 20 minutes!

L’oenographillie ou l’art de collectionner les étiquettes de vins

En 1999, la Bibliothèque de Genève et notamment le Dépôt légal, acquiert près de 30 000 étiquettes de vins genevois grâce à un collectionneur oenographilliste (Jean-Paul Schaad) qui avait patiemment décollé, collecté et trié ces étiquettes des années durant.

Les équipes de la conservation ont alors passé près de 1200 heures à reconditionner une à une ces étiquettes dans les classeurs et pochettes répondant aux normes de la conservation et facilitant leur consultation.

La collection représente aujourd’hui 57 classeurs (cote BGE Y 2149) classés par thèmes et régions que vous pourrez venir consulter sans modération! 

Vous faites quoi le 2 avril?

Vous serez sans doute chez vous, comme beaucoup d’entre nous et peut-être avec des enfants.

Eh bien entre deux téléconférences, lisez-leur une histoire puisque c’est la Journée internationale du livre pour enfants. Eh oui c’est le 2 avril, date d’anniversaire de Hans Christian Andersen, célèbre auteur de contes populaires (« La petite sirène », « Le vilain petit canard » entre autres), qui a été choisi pour célébrer et mettre à l’honneur la littérature jeunesse.

Aussi surprenant que cela puisse paraître, compte tenu de ses pôles d’excellence, la Bibliothèque de Genève conserve elle aussi de la littérature jeunesse. Grâce au Dépôt légal, la Bibliothèque est riche de milliers de livres pour enfants allant des fameuses bandes dessinées de Titeuf aux albums de Milton, en passant par la collection des célèbres Max et Lili. Rappelez-vous, il y a déjà deux ans, l’exposition colorée et les différents événements consacrés aux 30 ans des Editions La Joie de lire avaient déjà fait retomber en enfance la doyenne des institutions de la ville.

Alors, en cette période trouble et le 2 avril en particulier, profitez-en pour vous évader: lisez en famille !

Que font le Louvre, l’Office fédéral de la protection de la population et la Bibliothèque de Genève lorsqu’ils sont ensemble?

Ils échangent autour de la protection des biens culturels (PBC) !
Le 17 octobre 2019, la Bibliothèque de Genève a organisé, avec le Département de la culture de la Ville de Genève, une journée de partage sur les actions PBC menées depuis 10 ans au sein des institutions patrimoniales de la ville. Cette journée s’est tenue au Palais Eynard, lieu symbolique puisqu’en 2001, un incendie y avait fait rage dans les combles. La Bibliothèque a reçu une dizaine d’institutions de renom*.

La Bibliothèque a présenté les actions mises en œuvre pour préserver ses collections en cas de sinistre : acquisition de matériel, la Berce-PBC, création de la cellule de crise PBC, collaboration étroite avec le Service d’Incendie et de Secours et retour d’expériences sur des sinistres réels.

Cette rencontre s’est achevée par des échanges sur les méthodes de priorisation des collections en cas de sinistre. Il est en effet impératif de savoir quel objet ou fonds doit être évacué en priorité. Cette évaluation doit se faire en amont en croisant différents critères : scientifiques, matériels, logistiques et techniques. À ce sujet, la Bibliothèque coordonne un projet inter institutions de priorisation des collections stockées prochainement au Carré Vert

*Louvre, le centre Pompidou, les Archives nationales de France, l’ICOM Suisse, le Centre de recherche et de restauration des Musées de France (qui traite notamment les objets sinistrés dans l’incendie de Notre-Dame à Paris), l’Office fédéral de la protection de la population, le Bouclier Bleu France et le Centre interministériel des archives de France