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Comment trouver les images de Genève (2)

Sans chercher à l’exhaustivité, découvrons encore quelques sites utiles pour dresser le portrait iconographique de Genève.

Les sites agrégateurs

Certains portails signalent des ressources issues de différentes provenances. C’est un moyen utile de rendre visibles des collections difficiles à identifier sur la toile. Il n’existe pas de site agrégateur pour les images en Suisse, cependant deux ressources plus globales sont intéressantes:

Wikimedia Commons est la base d’images qui illustrent les articles de Wikipedia. Les Archives fédérales suisses y ont versé notamment des images de la Première Guerre mondiale.
L’intérêt est que toutes les images versées dans Wikimedia sont dans le domaine public et peuvent donc être librement réutilisées.

Une vue aérienne de Genève prise le 26 avril 2005 (photo: Ork.ch) Une photo librement réutilisable

Les images techniques

Nombre d’organismes produisent dans le contexte de leurs activités des images qui détiennent une grande valeur patrimoniale. Par exemple, la collection de vues aériennes de l’Office fédéral de la topographie a pour objectif de dresser la carte nationale de la Suisse. Si les anciennes prises de vue ne sont plus utiles pour ce but, leur valeur est inestimable pour documenter la transformation du territoire.

Vue aérienne de Carouge en 1932, sur le site de swisstopo

Retrouver ici le 1er épisode: Comment trouver les images de Genève (1)

Comment trouver les images de Genève (1)

Edouard Herriot devant le monument franco-suisse à Genève, rue Sénebier, en 1924. Gallica, la bibliothèque numérique de la Bibliothèque nationale de France ne manque pas d’images sur des thèmes genevois.

Drôle de question à vrai dire, à l’ère de Google et des réseaux sociaux, ployant sous les images de toutes sortes… Si le moteur de recherche favori est sans conteste utile comme premier recours, il vaut la peine d’examiner quelques alternatives. Celles-ci sont toujours préférables lorsqu’il s’agit de cibler la recherche par thèmes ou, comme ici, dans un cadre géographique précis.
Plusieurs types d’organismes mettent à disposition des images. Dans ce billet, nous parlerons des bases d’images commerciales et des institutions patrimoniales. Dans un second billet, nous nous intéresserons aux sites agrégateurs, ainsi qu’aux images techniques.

Les bases d’images commerciales

Elles sont issues de services iconographiques ou d’agences de photographes, à destination en premier lieu de la presse et de l’édition. Toutes ces bases d’images permettent de visionner et de commander des images:

  • Alinari, la plus ancienne agences de photographie, créée en 1852, à Florence
  • Getty Images
  • L’agence suisse Keystone ATS est particulièrement pertinente pour Genève

Les institutions patrimoniales

Musées, bibliothèques, archives numérisent progressivement leurs collections (voir les épisodes du blog La fabrique du numérique 1). Ces institutions sont particulièrement pertinentes pour la recherche d’images sur le territoire qu’elles desservent. Les Musées d’art et d’histoire et le Centre d’iconographie de la Bibliothèque de Genève offrent ensemble quelques 100’000 images sur leurs portails:

À noter que, même lorsqu’il s’agit de documents dans le domaine public, les institutions n’accordent pas toujours la gratuité, ou seulement pour certains usages non commerciaux.
On trouve au contraire à l’étranger des musées qui ouvrent complètement leurs images numériques à tous les usages:

Comment rechercher une personne en numérique

Biographie genevoise: René Pellarin, alias Pellos, dessinateur du journal satirique genevois Guguss’ puis de la série des Pieds Nickelés.

Pour rechercher une personne, le réflexe le plus naturel est de taper un nom dans Google. D’ailleurs on a justement inventé l’expression “googler quelqu’un” pour désigner cette opération. Google n’indexe-t-il pas l’ensemble du Web, et son algorithme n’est-il pas incomparablement plus puissant que les moteurs de recherche des autres sites?

Oui, mais voilà cela ne suffit pas toujours: des pans entiers du Web sont pas ou mal indexés dans Google. C’est pourquoi il est judicieux de diversifier ses sources, et de connaître certains réservoirs, plus ciblés, mais efficaces.

Les journaux

C’est le cas des portails de journaux numérisés. E-newspaperarchives.ch et letempsarchives.ch sont particulièrement intéressants et couvrent de longues périodes: depuis la fin du 18e siècle jusqu’au début du 21e siècle. Les journaux relatent des aspects très variés de la vie locale et internationale et contiennent énormément de noms de personnes. Grâce à la numérisation et la reconnaissance de caractères, il devient beaucoup plus facile de les débusquer, qu’elles soient connues ou non.

Les bases de données

Les bibliothèque et archives étendent continuellement leurs bases de données. La recherche par nom de personne y est centrale, qu’il s’agisse d’un-e auteur-e, créateur, créatrice, artiste, d’une personne représentée ou d’un-e simple citoyen-ne. Quelques exemples:

Genève

Suisse

Deux bases genevoises

La Société genevoise de généalogie offre sur Internet des informations généalogiques sur presque 900’000 personnes. Cette base exceptionnelle n’a pas d’équivalent dans d’autres cantons.

Enfin, mentionnons encore la Biographie genevoise. Cette base n’est consultable qu’à la Bibliothèque de Genève, site des Bastions, pour des raisons de droits. Au moyen d’une interface vintage, on accède à plus de 90’000 coupures de presse sur plus de 30’000 personnes, depuis le début du 20e siècle.

La fabrique du numérique (2)

Préparation d’un livre numérisé pour le portail e-rara.ch dans l’interface d’administration

Les scanners ont fait leur travail: toutes les pages du livre sont devenues des fichiers images, rangés dans un dossier informatique et suivant l’ordre des pages.

Il s’agit maintenant littéralement de les publier, c’est-à-dire de les ouvrir aux internautes depuis le portail e-rara.ch, géré par la Bibliothèque de l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich.

Les images sont d’abord chargées sur le serveur, soit par transfert de fichiers, soit en envoyant à Zurich un disque dur. La Bibliothèque de Genève préfère cette dernière option qui lui permet de remettre en bloc plusieurs dizaines de livres. Les métadonnées bibliographiques – auteur, titre, éditeur, année… – sont chargées automatiquement depuis le catalogue Explore Genève.

Les pages apparaissent maintenant dans l’interface d’administration comme une succession de vignettes. L’employé-e de la Bibliothèque peut compléter les métadonnées en saisissant la table des matières ou la liste des illustrations. Une opération est indispensable: le marquage de la page de titre. Cette image sera le premier contact du lecteur ou de la lectrice avec l’ouvrage dans sa forme numérique.

C’est également dans l’interface d’administration que l’on va activer la reconnaissance automatique de caractères, pour les livres antérieurs à 1800, si utile pour la recherche dans le texte intégral.

Le système attribue encore au livre un numéro d’identification unique, qui servira de référence stable et durable et que les chercheurs, les chercheuses ou les étudiant-e-s pourront citer dans leurs travaux.

Pour finir, un clic sur le bouton “libérer” et le livre devient immédiatement disponible sur le portail e-rara.ch, commençant ainsi une nouvelle vie sur les réseaux numériques!

Pour voir La fabrique du numérique épisode 1 c’est ici.

La fabrique du numérique (1)

Dans toutes les organisations, le numérique est d’abord un outil pour gérer des processus métiers. La Bibliothèque de Genève n’échappe pas à cette règle. Pour autant, le numérique est également une ressource documentaire dans une bibliothèque, au même titre que les “vrais” livres, porteuse d’histoires, de pensées, de connaissances, d’images.

Si ces ressources existent dès l’origine sous forme numérique (on parle alors de “numérique natif”), il s’agit pour la bibliothèque de les acquérir et de les rendre accessibles auprès de ses lecteurs et lectrices. Si ces ressources sont créées à partir des collections papier de la bibliothèque pour les présenter en ligne, on parle alors de “documents numérisés”. Le processus de numérisation est intéressant pour une institution comme la Bibliothèque de Genève, car elle permet de démultiplier et faciliter l’usage de ses collections patrimoniales grâce au réseau universel qu’est Internet. D’ailleurs c’est un acte important de sa politique numérique.

Scanner ou “dématérialiser” un document papier est un acte banal et quotidien. Dans les bibliothèques, on utilise généralement pour la numérisation des appareils particuliers, appelés scanners de livres, ainsi que des studios photo professionnels.

Ces équipements se distinguent des appareils grand public, par la qualité optique, un éclairage régulier, et une ergonomie bien adaptée aux différents types de documents rencontrés: livres, manuscrits, cartes, estampes, albums photo, affiches. Un bon matériel est nécessaire pour que les opérateurs et opératrices puissent traiter aisément des dizaines de milliers de pages par an dans de bonnes conditions.

Les prises de vue sont concrétisées par des fichiers numériques, chacun étant l’image d’une page. Le travail de contrôle est essentiel: il faut vérifier que toutes les pages du livre ou du manuscrit ont été correctement scannées et dans le bon ordre. La succession des pages se reflète dans le nommage des fichiers: scan_0001, scan_0002, scan_0003, etc. Tous ces fichiers sont copiés sur des serveurs internes à la bibliothèque, à fins de sauvegarde.

A ce stade, les lecteurs et lectrices ne peuvent pas encore accéder aux documents numérisés sur notre bibliothèque numérique. Il faut encore préparer et documenter le document numérique et l’envoyer sur le serveur de consultation.

C’est ce que nous expliquerons dans un prochain billet!

La fabrique du numérique (2)