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Reportages photos #COVID / 1 : à la recherche des passant-e-s disparu-e-s

Genève, près de la Gare des Eaux-Vives, 20 mars 2020

La Bibliothèque de Genève en confinement n’a pas seulement préparé sa réouverture dans un cadre transformé par la pandémie. Elle a également lancé des reporters photographes dans les rues et les routes du canton pour constituer une mémoire visuelle des moments exceptionnels que nous traversions tous et toutes. Ces reportages vont rejoindre les collections du Centre d’iconographie, où ils seront accessibles et consultables par le public.

Matthias Thomann, responsable de l’atelier de numérisation de la Bibliothèque, est parti à la recherche des lieux les plus fréquentés. Les abords des gares du Léman Express, la voie verte, les frontières. Sans la date de prise de vue inscrites dans les métadonnées de l’image, on pourrait le soupçonner d’avoir fait fuir tout passant, pour obtenir une prise de vue à même de figurer dans une revue d’architecture ou d’urbanisme. Mais bien entendu, le COVID est passé par là, Alain Berset nous a enjoints de prendre nos responsabilités et nous sommes tous rentré-e-s chez nous.

Genève, place devant la gare de Champel, 1er avril 2020
Chêne-Bourg, devant la gare, 24 mars 2020
Chêne-Bourg, 25 mars 2020
Chêne-Bourg, voie verte, 25 mars 2020
Chêne-Bourg, voie verte, 8 avril 2020
Chêne-Bourg, 8 avril 2020
Lancy, près de la gare de Lancy-Bachet, 25 mars 2020
Lancy, passage sous-route prêt de la gare de Lancy-Bachet, 25 mars 2020
Dardagny, chemin des Charmilles, 8 avril 2020
Anières, chemin du Pont-des-Golettes, 16 avril 2020

Obtenir des partitions, c’est à nouveau possible!

Le lieu au Grütli que vous connaissez vivant, animé, coloré reste pour le moment silencieux, le bâtiment de la Maison des arts du Grütli étant fermé au public jusqu’à nouvel avis. Cependant, l’équipe de la bibliothèque travaille pour le prêt délocalisé entre sites, inédit pour une situation exceptionnelle!

La première demande prête à rejoindre les Bastions

Faites votre demande par courrier électronique à l’adresse: bmus@ville-ge.ch ou commandez vos ouvrages directement sur le catalogue RERO Explore Genève selon la procédure. Le billet de blog du 11 mai vous l’explique également avec photos à l’appui. Chaque matin, une navette achemine les documents entre La Musicale et les Bastions pour être réceptionnés par son lecteur ou lectrice à l’heure prévue. Et, la première demande de prêt pour La Musicale dans cette étape no 1 de réouverture est un recueil de chansons de troubadours. La musique médiévale donne donc le ton de la reprise!

La liste de nouvelles acquisitions établie ici à l’heure où le confinement prenait ses marques en mars dernier va vous donner des envies, écrivez-nous pour vous les faire parvenir!

Travailler au service des acquisitions

21 septembre 2004: Hélène Buchet Goy lors du vernissage de l’exposition d’affiches « De mai 68 au G8 » à la bibliothèque de la Cité

Hélène Buchet Goy est entrée à la Bibliothèque de Genève – qui s’appelait alors Bibliothèque publique et universitaire, BPU pour les intimes –  le lundi 1er octobre 1990.
Responsable des acquisitions, elle a eu sous sa responsabilité une mission-clé de l’institution: sélectionner et acheter les ouvrages de la 
collection générale.
Après presque 30 ans de service, Hélène prendra sa retraite aujourd’hui. Son énergie communicative va nous manquer… Nous lui souhaitons bon vent!


Je me souviens encore des paroles de Monsieur Philippe Monnier, sous-directeur de la Bibliothèque de Genève à l’époque il y a bientôt 30 ans, lors de mon engagement au Secteur des Acquisitions: «Vous verrez, travailler pour les acquisitions, c’est le travail d’une vie».

Ces mots m’ont fait frémir. Naïvement,  je pensais rester quelques années et ensuite changer d’horizon.

Travailler pour les acquisitions d’une grande bibliothèque c’est non seulement s’intéresser aux nouvelles parutions et à leurs auteurs, suivre l’actualité des éditeurs et de la recherche, mais c’est aussi et surtout connaître le fonds de la Bibliothèque. Acquérir, c’est prendre en compte la profondeur historique des collections existantes, les enrichir de documents qui les compléteront, faire vivre la collection pour les usagers actuels et futurs.

Travailler pour les acquisitions, c’est aussi comme j’aime à le répéter à mes collègues: «Noël tous les jours». En effet qui a la chance dans son activité professionnelle de recevoir des paquets tous les jours? J’aime l’odeur des livres et de l’encre fraîchement imprimée. Je me réjouis de la diversité et du chatoiement des couvertures illustrées, même si parfois je m’énerve quand la référence à une illustration de couverture qui m’interpelle particulièrement, n’est pas indiquée. J’admire la beauté et le soin de certaines éditions, la qualité typographique, la mise en page.

Les bases de données, périodiques et livres électroniques, aussi nécessaires et indispensables soient-ils, n’auront jamais hélas le goût de Noël…

Travailler pour les acquisitions c’est aussi collaborer avec les fournisseurs et les libraires. Je leur adresse  mes remerciements pour toutes ces années de travail partagé et formule mes meilleurs vœux pour la poursuite de leur activité dans cette période si particulière.

#BonRetourChezNous

Bonne nouvelle: après 58 jours de confinement, c’est la rentrée à la Bibliothèque de Genève! Les emprunts et retours de documents sont à nouveau possibles aux Bastions dès ce lundi 11 mai. Les salles d’étude restent fermées pour le moment.


Afin de faire face à la situation sanitaire, un plan de reprise assurant la protection des publics et du personnel a été mis en place la semaine dernière. Les équipes logistiques n’ont pas chômé pour permettre cette réouverture!


Les mesures de distanciation sont garanties et permettent une distribution des ouvrages… presque comme d’habitude.


Comment faire pour emprunter des documents?


Premièrement, commandez vos livres sur Explore… comme d’habitude.


Deuxièmement, réservez un créneau horaire pour retirer vos livres sur www.bge.agenda.ch


Troisième et dernière étape: récupérez vos réservations au bureau de prêt temporaire, installé aux Bastions. Il vous suffira de vous référer à la signalétique. Retrouvez toutes les informations pratiques sur cette page. Pour rester informé-e-s, n’hésitez pas à vous inscrire à notre newsletter.


Nous nous réjouissons de vous retrouver!

Operami confectionne des masques

Une belle initiative de la part de la troupe genevoise d’opéra Operami, qui compte parmi nos plus fidèles lecteurs et lectrices: la directrice artistique Madeline Alexander, son mari Paul et leur fille Marion Decorvet, qui sont en temps normal actifs à tous les postes de la troupe (chant, mise en scène, décors, costumes, accessoires, etc.) ont décidé de faire des masques de protection avec des chutes des costumes de leurs précédentes productions. En suivant un tutoriel du CHU de Grenoble, ils fournissent ainsi pharmacies, EMS, caissières et caissiers, voisin-e-s et ami-e-s. 200 masques ont été réalisés à ce jour, le tout à titre bénévole.

Bravo et merci à Operami, qu’on se réjouit de retrouver en janvier 2021 pour… Le Bal Masqué! C’est de circonstance…

Un Mémorial

Avant que la valse des casseroles reprenne dans la cuisine adjacente, je me plonge dans les images d’un Mémorial de la famille Reuter, appartenant désormais au fonds manuscrit et iconographique Edmond-Georges Reuter et famille conservé à la Bibliothèque de Genève grâce aux généreux dons en 2017-2018 de ses descendants.
Ce cahier est publié sur le site d’un découvreur de « scripta volant » qui en a permis le sauvetage.

Commencé par Célestine Baldinguer, qui épouse en 1844 le conservateur du jardin botanique Georges Reuter, ce Mémorial égrène à petits pas chronologiques des événements qui ont marqué la famille: naissances, mariages, voyages, décès, catastrophes domestiques, météorologiques ou telluriques.
Puis, inauguré par une seconde page de titre soigneusement calligraphiée, ce Mémorial est repris et poursuivi par l’un ou plusieurs de ses enfants, sous la forme d’une éphéméride où les événements sont listés selon le mois de l’année.

Se retrouvent ainsi consignés, sous chaque mois du calendrier et en de sobres notations, les faits mémorables sur plusieurs générations. Il m’est étrange d’assister à cette formidable condensation en quelques feuillets de toute une mémoire familiale où les joies et les peines se racontent.

Aujourd’hui, nous sommes nombreuses et nombreux à être séparé-e-s de nos familles d’origine et peut-être percevons-nous davantage l’importance des liens qui nous lient à elles. Que retenons-nous des histoires qui les tissent en amont et que retiendrons-nous de celle qui nous secoue aujourd’hui? Et si nous commencions notre mémorial?
Il me semble qu’un espace et un temps de la mémoire s’ouvrent à nous et qu’un mouvement vers nos (res)sources donnerait de l’élan vers ce qui compte vraiment.

Pour en savoir plus
« Du Nil à la Trent, parcours d’un artiste genevois », par Hélène Virenque, in : Passé simple, n° 25, mai 2017