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La fabrique du numérique (2)

Préparation d’un livre numérisé pour le portail e-rara.ch dans l’interface d’administration

Les scanners ont fait leur travail: toutes les pages du livre sont devenues des fichiers images, rangés dans un dossier informatique et suivant l’ordre des pages.

Il s’agit maintenant littéralement de les publier, c’est-à-dire de les ouvrir aux internautes depuis le portail e-rara.ch, géré par la Bibliothèque de l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich.

Les images sont d’abord chargées sur le serveur, soit par transfert de fichiers, soit en envoyant à Zurich un disque dur. La Bibliothèque de Genève préfère cette dernière option qui lui permet de remettre en bloc plusieurs dizaines de livres. Les métadonnées bibliographiques – auteur, titre, éditeur, année… – sont chargées automatiquement depuis le catalogue Explore Genève.

Les pages apparaissent maintenant dans l’interface d’administration comme une succession de vignettes. L’employé-e de la Bibliothèque peut compléter les métadonnées en saisissant la table des matières ou la liste des illustrations. Une opération est indispensable: le marquage de la page de titre. Cette image sera le premier contact du lecteur ou de la lectrice avec l’ouvrage dans sa forme numérique.

C’est également dans l’interface d’administration que l’on va activer la reconnaissance automatique de caractères, pour les livres antérieurs à 1800, si utile pour la recherche dans le texte intégral.

Le système attribue encore au livre un numéro d’identification unique, qui servira de référence stable et durable et que les chercheurs, les chercheuses ou les étudiant-e-s pourront citer dans leurs travaux.

Pour finir, un clic sur le bouton “libérer” et le livre devient immédiatement disponible sur le portail e-rara.ch, commençant ainsi une nouvelle vie sur les réseaux numériques!

Pour voir La fabrique du numérique épisode 1 c’est ici.

La fabrique du numérique (1)

Dans toutes les organisations, le numérique est d’abord un outil pour gérer des processus métiers. La Bibliothèque de Genève n’échappe pas à cette règle. Pour autant, le numérique est également une ressource documentaire dans une bibliothèque, au même titre que les “vrais” livres, porteuse d’histoires, de pensées, de connaissances, d’images.

Si ces ressources existent dès l’origine sous forme numérique (on parle alors de “numérique natif”), il s’agit pour la bibliothèque de les acquérir et de les rendre accessibles auprès de ses lecteurs et lectrices. Si ces ressources sont créées à partir des collections papier de la bibliothèque pour les présenter en ligne, on parle alors de “documents numérisés”. Le processus de numérisation est intéressant pour une institution comme la Bibliothèque de Genève, car elle permet de démultiplier et faciliter l’usage de ses collections patrimoniales grâce au réseau universel qu’est Internet. D’ailleurs c’est un acte important de sa politique numérique.

Scanner ou “dématérialiser” un document papier est un acte banal et quotidien. Dans les bibliothèques, on utilise généralement pour la numérisation des appareils particuliers, appelés scanners de livres, ainsi que des studios photo professionnels.

Ces équipements se distinguent des appareils grand public, par la qualité optique, un éclairage régulier, et une ergonomie bien adaptée aux différents types de documents rencontrés: livres, manuscrits, cartes, estampes, albums photo, affiches. Un bon matériel est nécessaire pour que les opérateurs et opératrices puissent traiter aisément des dizaines de milliers de pages par an dans de bonnes conditions.

Les prises de vue sont concrétisées par des fichiers numériques, chacun étant l’image d’une page. Le travail de contrôle est essentiel: il faut vérifier que toutes les pages du livre ou du manuscrit ont été correctement scannées et dans le bon ordre. La succession des pages se reflète dans le nommage des fichiers: scan_0001, scan_0002, scan_0003, etc. Tous ces fichiers sont copiés sur des serveurs internes à la bibliothèque, à fins de sauvegarde.

A ce stade, les lecteurs et lectrices ne peuvent pas encore accéder aux documents numérisés sur notre bibliothèque numérique. Il faut encore préparer et documenter le document numérique et l’envoyer sur le serveur de consultation.

C’est ce que nous expliquerons dans un prochain billet!

La fabrique du numérique (2)

Qui se confine cuisine!

Nous voici donc claquemurés chez nous. Entre le télétravail, les devoirs scolaires et les séries télévisées, les obligations ménagères tentent de trouver une place. Restaurants et cantines sont fermés, il faut donc cuisiner pour soi et pour la famille. C’est une corvée pour les un-e-s, mais pour d’autres c’est Le Rêve… pour autant que l’on soit équipé d’une bonne cuisinière, évidemment! Une cuisinière comme celle dont rêve le replet cuisinier que nous montre Edouard Elzingre  en 1925.

Edouard Elzingre, Le Rêve, Genève, Sonor SA, 1925, SGA 115.37, droits réservés.

La fabrique de fourneaux et cuisinières Le Rêve était établie le long de la route des Acacias. De 1905 à 1970, à bois, à gaz ou électrique, la cuisinière Le Rêve équipa de très nombreux foyers romands et, a fortiori, genevois. Dans bien des familles, Le Rêve avait sa place dans la cuisine, nous en avons été personnellement témoins. Réputées pour leur robustesse, il n’est pas exclu que certaines fonctionnent encore, cinquante ans après la cessation de la production.

Né à Neuchâtel et établi à Genève, Edouard Elzingre (1880-1966) fut un des grands illustrateurs romands. La Bibliothèque conserve de lui plus de soixante affiches publicitaires, politiques, sociales ou événementielles. Il fut pendant plusieurs années l’affichiste attitré du Concours hippique international. Son travail d’illustrateur est aussi considérable, notamment sur des sujets historiques comme l’Escalade et la Restauration que ses dessins rendirent familiers à nombre de jeunes lecteurs et lectrices.