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L’info utile du jour: la Bibliothèque protège de la pluie

Vous avez décidé de venir récupérer un livre à la Bibliothèque pour pouvoir le lire confortablement au chaud chez vous? Vous êtes étudiant-e, c’est bientôt les examens et vous réservez chaque jour votre place pour réviser dans une des salles d’étude des Bastions?
Lors de votre passage aux Bastions, vous avez préparé votre carte de bibliothèque et votre confirmation de réservation, mais n’avez pas prévu la terrible averse qui s’abat sur Genève?

Gardez votre sang froid et votre sourire, la Bibliothèque pense à tout pour protéger ses documents prêtés et votre bonne humeur! C’est pourquoi, vous pouvez emprunter gratuitement un des parapluies Bibliothèque de Genève à disposition à la réception. Une virée pour acheter votre repas de midi ou un long trajet avant votre retour chez vous sous la pluie? Pas de soucis, vous pourrez rendre le parapluie lors de votre prochain passage à la Bibliothèque!

Le jaune éclatant des modèles promet de vous faire oublier le gris du ciel en cas de pluie.

Semaine Boissonnas: un chantier de conservation hors normes

Photo : Bibliothèque de Genève/Stéphane Pecorini

Pour clôturer cette semaine spéciale en compagnie de Fred Boissonnas, nous vous proposons de découvrir l’histoire du fonds Borel-Boissonnas depuis son acquisition par la Ville de Genève en 2011 jusqu’à son exposition au Musée Rath en 2020-2021.

Entre ces deux dates, un important travail pour inventorier et conserver ce fonds a été mené par les équipes de la Bibliothèque de Genève. D’autres actions de valorisation ont permis de (re)faire connaître ce photographe suisse et de préparer les esprits pour cette grande exposition au Rath. En 2013, déjà, le Centre d’iconographie présentait aux médias et au public ce fonds lors de quelques visites. En 2014, le traitement du fonds était à l’honneur des Journées européennes des métiers d’art. Deux accrochages ont également eu lieu en 2014 et en 2018 dans le Couloir des coups d’œil de la Bibliothèque de Genève.

Le chantier de conservation mériterait une exposition à lui tout seul. Achevé après huit ans de travaux, il a mobilisé 19 professionnel-le-s pour traiter les plus de 200 000 documents qui constituent le fonds. Outre garantir un transfert sécurisé et des conditions de stockage adaptées, il était nécessaire de mener des traitements matériels pièce à pièce pour ralentir les processus de dégradation visibles sur les supports et stabiliser leur état de conservation souvent très variables.

Photo : Bibliothèque de Genève/Stéphane Pecorini

Ce projet majeur de conservation-restauration est raconté et illustré dans un guide produit en 2020 par la Bibliothèque de Genève que nous vous proposons de découvrir en cliquant sur le lien suivant:
Guide « Fonds Borel-Boissonnas: Acquérir, inventorier, conserver, valoriser ».

Pour aller plus loin, retrouvez les articles publiés sur ce blog au sujet de Boissonnas:

Fred Boissonnas et la Méditerranée, un fantastique catalogue pour clôturer l’aventure

L’encadrement dans l’exposition «Boissonnas et la Méditerranée»

À l’atelier de restauration, ça bouge!

 Nouvelle plateforme pour les collections iconographiques (1)

Retrouvez les autres billets de cette semaine Boissonnas:

Visitez l’autre exposition aux Bains des Pâquis

Découvrez l’expo depuis chez vous

Dans les coulisses de l’exposition

Genève au fil du temps: Fred Boissonnas en Égypte

Semaine Boissonnas: dans les coulisses de l’exposition

Après une balade aux Bains des Pâquis et une déambulation virtuelle entre les murs du Musée Rath, nous faisons aujourd’hui connaissance avec la cheville ouvrière de cette grande exposition: Estelle Sohier, commissaire de l’exposition, qui est enseignante et chercheuse à l’Université de Genève.
Au bas de cette interview, nous vous proposons de découvrir des images inédites du montage de l’exposition.

Vous êtes une des commissaires de l’expo au Musée Rath, mais pas seulement. Vous étudiez depuis des années le travail de Fred Boissonnas et avez déjà lancé plusieurs projets de valorisation sur ces images… Pouvez-vous nous raconter les jalons qui ont mené à cette grande exposition? Comment avez-vous découvert les Boissonnas?

Estelle Sohier:
J’ai découvert l’œuvre de Fred Boissonnas quand le prof. Jean-François Staszak m’a proposé de rejoindre son équipe à l’Université de Genève pour étudier ses photographies de voyage. Je ne connaissais alors pas ce photographe, mais j’ai eu le désir d’en savoir plus en voyant le Parthénon après l’orage dans un catalogue de vente. Cette image m’a profondément marquée. Elle porte un regard exceptionnel et sensible sur un vestige archéologique et son inscription dans le paysage.  

À l’Université, nous avons tout de suite décidé de faire une exposition pour partager cette œuvre et nos recherches. Pour y arriver, il aura fallu une décennie, beaucoup de chance et de multiples collaborations : celles des descendants de Fred Boissonnas qui nous ont ouvert généreusement leurs archives ; de Nicolas Schaetti et de l’équipe de la Bibliothèque de Genève à qui le fonds Borel-Boissonnas a été confié en 2012 ; de collaborateurs et collaboratrices suisses, français, grecs, égyptiens, britanniques, qui portaient des regards très différents mais complémentaires sur ces photographies ; puis du Musée d’art et d’histoire, en particulier de Lada Umstätter, Mayte Garcia et Julie Noël, avec qui nous avons conçu l’exposition. 

Pourquoi le Musée Rath pour cette exposition?

Le Musée Rath est un lieu d’exposition unique à Genève. Il est spacieux mais à taille humaine, élégant et chaleureux. Il offre aussi des conditions idéales pour exposer des œuvres fragiles. Son style néoclassique fait écho à la Grèce et à la connexion historique entre les rives de la Méditerranée, qui est le sujet de notre exposition. L’œuvre de Fred Boissonnas y avait déjà été exposée par deux fois, en 1912 et 1981, c’était un prolongement qui nous paraissait évident.

Une exposition sur le même sujet a été organisée il y a une quarantaine d’années au Musée Rath. Qu’est-ce qui a changé depuis et quelles sont les nouveautés qu’offre ce projet d’exposition?

Nicolas Bouvier avait conçu avec le Musée d’art et d’histoire une grande exposition consacrée à la dynastie Boissonnas en 1981. Nous avons bénéficié de cet héritage, mais notre approche est bien entendu très différente à la fois dans le fond et la forme. Au début des années 1980, la photographie n’avait pas encore le statut qu’elle a acquis désormais. Nous attachons aujourd’hui une grande importance à présenter au public des tirages originaux : l’histoire de la photographie n’est pas seulement faite d’images, mais aussi de techniques, de matériaux et de chimie qui rendent les tirages d’époque irremplaçables. La Bibliothèque de Genève a fait un travail considérable pour nettoyer, restaurer et mettre en valeur les œuvres originales.

Quel est votre meilleur souvenir de cette exposition?  

Le montage a été un moment fantastique. Des dizaines de professionnel-le-s du Musée d’art et d’histoire, de la Bibliothèque, mais aussi des studios Onlab (scénographie) et Actinic (pour les tirages, y compris les spectaculaires wallpaper) étaient mobilisé-e-s pour donner naissance au projet. C’était merveilleux de voir tant de spécialistes apporter leur art et leur savoir-faire pour transformer l’espace et y mettre en scène les photographies, au fil d’un parcours conçu comme un voyage.
Ensuite chaque visite collective a été un moment de bonheur, celui de partager des connaissances et de voir le plaisir que ces œuvres et l’expérience des lieux procuraient au public.

L’exposition a été malmenée par la crise du coronavirus. Comment avez-vous vécu ces rebondissements?

L’exposition n’aura duré qu’un mois et demi au lieu de quatre. La première fermeture a été annoncée brutalement le dimanche 1er novembre après-midi, alors que nous passions avec le public un très bon moment dans l’exposition autour des artistes Serval, Kalonji et de la tatoueuse Sandra Baud Pernes qui réinterprétaient les œuvres par le dessin. Cette annonce a été accompagnée d’un moment de flottement dans les salles, c’était surréaliste. On ne savait pas s’il fallait fuir ou profiter des dernières minutes d’ouverture. La deuxième annonce de fermeture, avant Noël, nous a moins surpris, en revanche je n’aurais alors jamais imaginé que l’exposition n’allait jamais rouvrir au public. Nous avions encore tant de visites et d’évènements prévus… c’est cruel.

Est-ce que vous avez déjà en tête d’autres projets autour de ce fonds d’images, conservé au Centre d’iconographie de la Bibliothèque, ou est-ce que vous vous envolez vers d’autres horizons après cette consécration au Musée Rath?

Il est temps pour moi de me tourner vers d’autres sujets, mais j’espère que l’exposition et le livre vont inciter d’autres personnes à se pencher sur le fonds Borel-Boissonnas désormais accessible grâce au travail de classement et de conservation préventive mené au Centre d’iconographie. D’innombrables regards peuvent être posés sur ces 200.000 images! 

Galerie d’images : Bibliothèque de Genève/Stéphane Pecorini  

Montage des wallpapers de l’exposition

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Semaine Boissonnas: découvrez l’expo depuis chez vous

Vue de l’exposition au Muée Rath
Photo: Bibliothèque de Genève/Stéphane Pecorini

Deuxième rendez-vous de cette semaine spéciale, nous vous proposons aujourd’hui de passer les portes du Musée Rath… de manière virtuelle.

L’exposition «Fred Boissonnas et la Méditerranée. Une odyssée photographique» a eu l’honneur d’être présentée au public du musée le plus visité du monde en décembre dernier. En effet, pandémie de Covid oblige, Estelle Sohier, commissaire de l’exposition, a présenté avec beaucoup de générosité le projet lors d’une conférence virtuelle pour le Musée du Louvre. Après une introduction par la directrice de la médiation du Louvre, les premières minutes vous font pénétrer les portes du Musée Rath et découvrir des images de la somptueuse scénographie conçue à Genève. Place ensuite à Estelle Sohier qui, pendant près d’une heure, nous narre le fruit de son travail.

Bon visionnage et rendez-vous demain matin sur ce blog pour les coulisses de l’exposition!

Semaine Boissonnas: visitez l’autre exposition aux Bains des Pâquis

Triste nouvelle pour les musées, qui devront rester fermés jusqu’à la fin du mois de février en raison de la pandémie de Covid. Mais pas d’inquiétude: pour les amateurs et amatrices d’expositions, certaines alternatives existent, comme par exemple nos expositions virtuelles.
Au rayon des expositions coupées en plein élan, celle consacrée au photographe Fred Boissonnas à Genève, au Musée Rath a vu sa durée de vie écourtée de plusieurs semaines.
À l’occasion de cette semaine qui devait marquer les «derniers jours» de cette exposition organisée par la Bibliothèque de Genève, le Musée d’art et d’histoire et l’Université de Genève, nous ferons fi de ces mauvaises nouvelles et vous proposerons cinq autres façons de découvrir le travail de Fred Boissonnas. Rendez-vous sur ce blog chaque matin jusqu’à vendredi.

Saviez-vous par exemple qu’une exposition parallèle à celle du Musée Rath était toujours accessible au public? Direction la jetée des Bains des Pâquis, qui propose une magnifique balade en images en Méditerranée. Cette exposition, toujours accessible puisqu’en extérieur, retrace l’enquête menée par Fred Boissonnas et le savant Victor Bérard pour tenter de localiser l’itinéraire d’Ulysse, héros malmené par les dieux, de Marseille à Djerba, de Gibraltar à Ithaque. Vous y découvrirez les somptueuses photos prises lors de ce périple. N’oubliez pas vos gants et votre bonnet! Un conseil: venez-y au crépuscule et profitez de cet idyllique cadre pour respirer un bol d’air frais avant que le phare des Pâquis ne s’allume, signalant le coucher du soleil.

L’exposition est disponible jusqu’au 31 janvier 2021, gratuitement, de l’aube au crépuscule.

Nous vous retrouvons demain pour une deuxième proposition!