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onstage: les programmes de concert de La Musicale(1)

Programme du concert inaugural du Victoria Hall

Un des pôles d’excellence de La Musicale est sa riche collection de plus de 20’000 programmes de concert et de spectacle, retraçant la vie musicale genevoise de la fin du 19e siècle à nos jours. Afin de la rendre plus accessible au public, La Musicale a rejoint la base de données onstage, gérée par le RISM Suisse, répertoriant et offrant sous forme numérisée des ephemera de plusieurs institutions suisses. Une sélection d’env. 10% du fonds de La Musicale a intégré onstage en octobre 2020, en fonction de ce qui était déjà inventorié à l’interne et limité à 1945 en raison des droits d’auteur. Après un long travail de numérisation, de complément et d’unification de métadonnées, plus de 14’000 pages sont aujourd’hui consultables via une recherche plein texte ou par index des salles, des compositeurs et compositrices, des interprètes, avec la possibilité de limiter la période de recherche.

En consultant onstage, vous apprendrez que:

  • Charles-Marie Widor était la vedette du concert inaugural du Victoria Hall en 1894
  • Jules Massenet himself a dirigé l’Harmonie nautique lors d’un concert en 1884
  • Fritz Kreisler, célèbre violoniste, a joué au Victoria Hall en 1932
  • un concert a été donné il y a un siècle au Bâtiment électoral à l’occasion de la première assemblée de la Société des Nations.

Pour découvrir les autres programmes de concert ne figurant pas dans onstage, n’hésitez pas à contacter La Musicale!

Musique et humour (2)

Pour faire suite à un premier volet parlant d’instruments de musique atypiques, voici encore un exemple dont l’originalité du concept instrumental prête à sourire.

Györgi Ligeti a composé un Poème symphonique pour… 100 métronomes! Plutôt considéré comme un «instrument de torture» par les musicien-ne-s, le métronome est ici mis en vedette. Pas de musique imprimée, mais une partition verbale avec les directives de jeu en plusieurs pages:

alors que le public n’est pas encore dans la salle, les métronomes mécaniques sont amenés sur scène par plusieurs «interprètes», chacun étant responsable de «ses» métronomes. Ils les remontent de quatre demi-tours pour assurer une durée d’exécution de 15 à 20 minutes; les règlent à différentes vitesses (entre 144 et 50 battements par minute); les installent sur des résonateurs (des chaises en bois par ex.); les déclenchent simultanément et aussi rapidement que possible. Le public peut entrer.

Autant dire que la première exécution en 1963 à Hilversum en Hollande a causé un scandale épouvantable!

Pour Ligeti, une musique tictaquante «est liée à ses visions d’un labyrinthe sonnant et à ces images infinies que l’on aperçoit en regardant dans deux miroirs posés face à face… La pièce entière est une grande courbe, un seul diminuendo rythmique.» Au début, le son semble continu. Au fur et à mesure que les métronomes s’arrêtent, des rythmes complexes se développent, deviennent plus réguliers, puis périodiques avec le dernier métronome en mouvement.

Ligeti n’est pas le seul à avoir employé le métronome dans une composition:

La créativité des compositeurs et compositrices est sans limite!

NB: Pour vous faire une idée concrète, l’OSR «interprètera» ce poème symphonique en janvier 2021.

4 + 1 à La Musicale

C’est reparti pour une nouvelle année musicale. Quatre événements s’égraineront au fil des saisons, avec un bonus sous forme d’accrochage pour entamer le cycle: 4+1 saisons!

Le graphiste Pablo Lavalley ouvre le programme avec son accrochage du 2 octobre au 13 novembre (vernissage le 1er octobre à 19h). Reportée en raison de «ce que vous savez», cette exposition propose 40 de ses affiches représentatives du travail de collaboration avec des institutions culturelles genevoises et romandes ou des festivals régionaux. Un «Jeudi midi de l’affiche» lui est aussi consacré le 15 octobre.

Quant au cabaret Antoine & Charlotte, il lancera les réjouissances musicales le 8 octobre. Une heure de pitreries et sensibleries en textes et chansons autour de l’amour, de la guerre, du panaris, du petit Jésus, de la mort et surtout de la vie!

La Musicale appréciant programmer des artistes qui sont également ses lecteurs et lectrices, elle accueillera ensuite trois ensembles dont les membres sont des habitués de la bibliothèque:

  • 3 décembre: Les Quat’ Saisons du Grupetto: ce quartet tout terrain a composé chaque saison un répertoire original pour fêter la fertilité, la diversité et le chromatisme infini de la vie.

Voici 4+1 raisons de se réjouir!

Joyeux anniversaire… Corona!

Afin de se protéger du coronavirus, une des recommandations est de se laver les mains. Faut-il encore savoir bien le faire. L’Unicef a établi une marche à suivre pour rappeler les règles de base, dont la durée du nettoyage. L’organisme donne un bon truc à ce sujet:

«Vous devez vous laver les mains au minimum pendant 20 à 30 secondes. Pour vous donner une idée de ce que cela représente, c’est le temps de chanter deux fois la chanson Joyeux anniversaire dans son intégralité.»

Quand la musique sauve des vies
Chanson mondialement connue, traduite dans de nombreuses langues, c’est effectivement une bonne référence pour que l’ensemble de la population puisse suivre ce conseil. Dans le même ordre d’idée, on connaît aussi l’utilisation de la chanson des Bee Gees Stayin’ alive afin de garder le rythme idéal lors d’une réanimation cardio-pulmonaire.

Chanson inspirante
Igor Stravinsky a également été inspiré par cette petite mélodie composée par les sœurs Hill en 1893. A l’occasion du 80ème anniversaire de Pierre Monteux – chef d’orchestre américain d’origine française – il écrit Greeting prelude, une pièce brève d’une minute (i.e. double lavage de mains!) pour orchestre symphonique. C’est le Boston Symphony Orchestra dirigé par Charles Münch qui crée cette œuvre le 4 avril 1955… il y a tout juste 65 ans. Voici une interprétation.

Dorénavant, lavez-vous les mains en chantant, en y ajoutant le prénom d’une personne qui fête son anniversaire, vous en connaissez sans doute une aujourd’hui!

Catastrophes en musique

La crise actuelle me rappelle une autre année catastrophe en Ville de Genève: 2007. Une pandémie d’actions culturelles sévissait sur Genève! En effet, le Département des affaires culturelles offrait un programme de manifestations autour de la thématique des catastrophes: expositions, rencontres, films, colloques, bibliographie. Son titre: Tout peut arriver.

À cette occasion, c’est la première fois que toutes les bibliothèques de la Ville – municipales et scientifiques – ont collaboré pour un projet commun*. Le fruit de leur travail est la brochure Tout peut arriver dans les bibliothèques de la Ville de Genève: bibliographie, discographie et documents multimédias sur les catastrophes.

La Musicale a fourni des références tirées de son fonds, en lien avec les avalanches, la sécheresse, la tempête, le déluge, les éruptions volcaniques, les incendies, la fin du monde… En revanche, au chapitre des épidémies, pas de ressources musicales citées.

Si cette bibliographie était mise à jour, ce chapitre pourrait être largement étoffé avec des titres actuels comme:

On fait comme si, de Calogero

Let Your Love Be Known, de Bono

Ensemble, de La Grande Sophie

Quarantine, de Polar

Si une compilation regroupant les chansons inspirées par la situation du moment est éditée, c’est sûr que La Musicale en fera l’acquisition. Elle pourrait la classer dans son libre accès sous une nouvelle cote qu’elle nommerait: chanson solidaire!

* un autre projet commun est arrivé plus tard: le service de référence à distance InterroGE, disponible durant la fermeture des bibliothèques.