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Constats d’état des objets d’exposition (2)

Le constat d’état est un document qui reflète l’état de conservation d’un objet à un instant donné. Dans le cadre d’un prêt pour une exposition temporaire, ce document, une fois réalisé par les équipes de l’atelier de restauration, est directement placé dans la caisse de transport de l’objet et il ne le quittera plus jusqu’à son retour au sein de l’atelier de restauration. Il permettra ainsi de vérifier, une fois l’œuvre arrivée sur son lieu d’exposition temporaire, qu’elle n’a pas souffert du transport. L’opération de contrôle sera également renouvelée à son retour à l’atelier en fin d’exposition.

Le constat est ensuite archivé sur une base de données à des fins documentaires et peut être consulté à tout moment afin de vérifier la présence de nouvelle(s) altération(s).

Actuellement, pas loin de 120 constats d’état ont été réalisés dans le cadre de l’exposition consacrée à l’Œuvre de Fred Boissonnas qui ouvrira ses portes au Musée Rath fin septembre.

Retrouvez le premier billet concernant les constats d’état ici.

Constats d’état des objets d’exposition (1)

Dans le cadre de prêts à des expositions, l’équipe du secteur restauration de la Bibliothèque de Genève réalise avant le départ de chaque œuvre un constat d’état de cette dernière. Cette opération résulte d’une observation directe de l’objet et permet d’attester de son état de conservation à un instant donné.

À l’atelier de restauration ces constats sont réalisés à quatre mains sur une tablette. Dans un premier temps, une technicienne intègre au constat toutes les informations administratives et documentaires ainsi que les photographies nécessaires à la bonne identification de l’objet. Ensuite une restauratrice retranscrit toutes les altérations, de nature mécanique, physique ou chimique, qu’elle a pu observer au contact de l’objet et établit une liste de recommandations en vue de l’emballage, du transport et de l’exposition de ce dernier afin d’assurer à chaque étape des conditions optimales de conservation. Enfin, ce contact privilégié permet d’affiner les connaissances relatives à la matérialité de l’objet (étude de la technique et de la matière).