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Fin de chantier à la bibliothèque La Grange!

Bibliothèque de La Grange, vue d’un rayonnage avec reliures,
Photo: Bibliothèque de Genève/Matthias Thomann

Le dépoussiérage régulier des collections et des magasins est essentiel à la conservation et à la préservation du patrimoine. Il permet d’éviter entre autres l’apparition de taches, l’arrivée d’insectes ou encore le développement de moisissures et rend plus confortable la manipulation du document.

En janvier dernier un chantier de conservation préventive a eu lieu à la bibliothèque de La Grange où durant une quinzaine de jours, les collections du bureau, de l’antichambre (ou vestibule) et de la grande bibliothèque ont été dépoussiérées par les bons soins d’une prestataire externe spécialiste en conservation préventive.

En tout 369,3 mètres linéaires de reliures et de rayonnages ont été traités à l’aide d’outils spécifiques à la conservation tels qu’un aspirateur à filtre absolu Hepa[1] avec variateur de puissance ou encore des chiffons en microfibres. Le but étant de retirer la poussière déposée au fil du temps par une action mécanique tout en évitant de la disperser à nouveau dans l’environnement. Un soin particulier a donc été porté aux 6 faces de chaque ouvrage, à savoir, la tranche de tête/de queue, la gouttière ou encore les plats supérieur/inférieur et le dos.

Photographie d’illustration du dépoussiérage mécanique du plat supérieur d’un ouvrage.
Photo: Bibliothèque de Genève/Stéphane Pecorini
Photographie d’illustration du dépoussiérage mécanique du dos d’un ouvrage.
Photo: Bibliothèque de Genève/Stéphane Pecorini

Cette opération de dépoussiérage est à renouveler tous les ans. En attendant de pouvoir (re)découvrir physiquement les collections de la bibliothèque de La Grange ainsi que la villa, l’ouvrage de Jean-Luc Rouiller, collaborateur scientifique à la Bibliothèque, intitulé La Bibliothèque de La Grange, datant de 2011, vous attend en consultation à la Bibliothèque de Genève.


[1] High Efficiency Particulate Air Filter ou High Efficiency Particulate Absorbing Filter.

À l’atelier de restauration, ça bouge!

Cadre pour l’exposition Boissonnas et cahier des entrées et sorties
Photo: Bibliothèque de Genève/Stéphane Pecorini

Chaque année, de nombreux ouvrages et documents transitent par l’atelier de restauration afin d’y être restaurés ou préparés[i] en vue d’un prêt pour une exposition temporaire au sein d’une autre institution. Avec plus d’une centaine de mouvements par année, le personnel de l’atelier doit être particulièrement attentif et vigilant au suivi du mouvement des œuvres.

À ce titre, plusieurs étapes permettent d’assurer la bonne traçabilité de ces dernières:

  • la mise à jour d’un cahier de suivi des mouvements,
  • l’édition de bordereaux de départ et de retour,
  • l’enregistrement au sein d’une base de données propre à l’atelier
  • le scan du code-barres

Par ailleurs, dans le cadre d’une restauration ou d’un prêt, un constat d’état de l’œuvre est automatiquement réalisé et suivra l’objet tout au long de son parcours.

Les données relatives aux mouvements de nos objets sont également systématiquement archivées et nous permettent ainsi de retracer physiquement la vie d’une pièce au fil du temps.

Pour l’exposition consacrée à l’Œuvre de Boissonnas ce n’est pas loin de 120 œuvres qui ont été transportées du Centre d’iconographie vers l’atelier afin d’y être restaurées, encadrées, conditionnées, puis enfin transportées vers le Musée Rath sous l’œil attentif de l’équipe de l’atelier de restauration pour y être dévoilées au public.


[i] Préavis scientifique, constat d’état, conditionnement

Constats d’état des objets d’exposition (2)

Le constat d’état est un document qui reflète l’état de conservation d’un objet à un instant donné. Dans le cadre d’un prêt pour une exposition temporaire, ce document, une fois réalisé par les équipes de l’atelier de restauration, est directement placé dans la caisse de transport de l’objet et il ne le quittera plus jusqu’à son retour au sein de l’atelier de restauration. Il permettra ainsi de vérifier, une fois l’œuvre arrivée sur son lieu d’exposition temporaire, qu’elle n’a pas souffert du transport. L’opération de contrôle sera également renouvelée à son retour à l’atelier en fin d’exposition.

Le constat est ensuite archivé sur une base de données à des fins documentaires et peut être consulté à tout moment afin de vérifier la présence de nouvelle(s) altération(s).

Actuellement, pas loin de 120 constats d’état ont été réalisés dans le cadre de l’exposition consacrée à l’Œuvre de Fred Boissonnas qui ouvrira ses portes au Musée Rath fin septembre.

Retrouvez le premier billet concernant les constats d’état ici.

Constats d’état des objets d’exposition (1)

Dans le cadre de prêts à des expositions, l’équipe du secteur restauration de la Bibliothèque de Genève réalise avant le départ de chaque œuvre un constat d’état de cette dernière. Cette opération résulte d’une observation directe de l’objet et permet d’attester de son état de conservation à un instant donné.

À l’atelier de restauration ces constats sont réalisés à quatre mains sur une tablette. Dans un premier temps, une technicienne intègre au constat toutes les informations administratives et documentaires ainsi que les photographies nécessaires à la bonne identification de l’objet. Ensuite une restauratrice retranscrit toutes les altérations, de nature mécanique, physique ou chimique, qu’elle a pu observer au contact de l’objet et établit une liste de recommandations en vue de l’emballage, du transport et de l’exposition de ce dernier afin d’assurer à chaque étape des conditions optimales de conservation. Enfin, ce contact privilégié permet d’affiner les connaissances relatives à la matérialité de l’objet (étude de la technique et de la matière).