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Élément clé de l’expérience visuelle, la lumière est aussi l’un des principaux facteurs de dégradation des objets patrimoniaux. Papiers jaunis, couleurs pâlies ou disparues, vernis assombris, quelques-uns des effets de la lumière que nous avons tous et toutes pu observer.

Les conditions d’éclairement en exposition sont à prendre en compte sous l’angle de la préservation: l’exposition aux rayonnements lumineux de matériaux sensibles tels que les textiles, les œuvres sur papier, les documents photographiques, mais aussi certaines couleurs, engendre nécessairement des changements. Ceux-ci sont cumulatifs et irréversibles, ils sont fonction de la sensibilité des matériaux, de l’intensité des rayonnements et de la durée d’exposition. Des stratégies sont alors mises en place pour minimiser les dommages: exclusion des rayonnements UV, éclairement réduit, durée d’exposition limitée, éclairage dynamique, rotation des pièces, changements de pages.

L’éclairement est aussi à considérer du point de vue des visiteurs et visiteuses: faciliter l’expérience visuelle en évitant les reflets et l’éblouissement, en assurant une transition entre éclairement fort et faible, en choisissant un éclairage de qualité, en travaillant sur la lisibilité des cartels. Et pourquoi pas, sachant que la capacité visuelle humaine diminue avec les années, des moments de visite à éclairement variable pour accommoder les besoins de différents publics.

La Bibliothèque de Genève prête chaque année plusieurs centaines d’œuvres pour des expositions à travers le monde et veille à ce que l’exposition d’aujourd’hui ne prétérite pas l’exposition de demain.

Pâlissement de l’encre après une exposition prolongée à la lumière.
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