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L’évaluation d’archives privées a toujours quelque chose de sensible. Les archivistes sont invité-e-s dans un espace où l’émotion affleure car, souvent, on fait appel à leur service en raison de la mort ou de la maladie d’un-e proche. La tâche incontournable d’attribuer une valeur patrimoniale à des ensembles qui témoignent de la vie d’un être humain paraît presque incongrue.

Dans le cas de Jean-Marc Meunier, le Centre d’iconographie a été contacté par la famille au printemps 2020. Une évaluation a pu être réalisée le 22 mai, à la fin du confinement mis en place pour contrer la pandémie du COVID-19.

Rien n’avait bougé depuis le décès soudain du photographe. Il paraissait évident que chaque élément se trouvait à l’emplacement précis voulu par Jean-Marc Meunier. Nous avons ainsi eu à disposition comme un livre ouvert dans lequel les intentions du photographe étaient particulièrement bien lisibles. C’était d’autant plus remarquable qu’aborder un fonds d’archives s’apparente souvent à des fouilles archéologiques que l’on doit mener pour reconstituer la pensée de la productrice ou du producteur de l’ensemble examiné. Une fois la valeur patrimoniale du fonds confirmée, nous avons préparé le déménagement (qui a eu lieu le 19 juin 2020). Préalablement, nous avons demandé à Stéphane Pecorini, photographe à la Bibliothèque, de réaliser un reportage afin de documenter ce que nous allions totalement perdre avec le déménagement, soit la disposition si méticuleusement et soigneusement pensée par l’auteur de ses archives et de son travail en cours sur sa table, dans ses armoires ou ses bibliothèques.

Fonds Jean-Marc Meunier (1): une vision ironique de la ville

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