
Objectif CFC: Alexandra a débuté en 2018 un apprentissage d’agente en information documentaire à la Bibliothèque, sur le site de La Musicale. Nous lui avons posé quelques questions.
Bonjour Alexandra! Pouvez-vous vous présenter en quelques mots?
Je m’appelle Alexandra Anton Chirinos et j’ai 25 ans. Hispano-péruvienne, j’attache une très grande importance à ce mélange de cultures. Passionnée d’histoire et de littérature, dans ma vie j’ai voulu être archéologue, astronaute, écrivaine et peintre pour finalement m’intéresser au monde des bibliothèques. Avec deux diplômes de l’ECG en poche, je me suis finalement tournée vers cet apprentissage qui semblait assez bien me correspondre.
Présentez-nous votre filière CFC et ses missions. Que fait une agente en information documentaire, plus particulièrement dans le contexte d’une bibliothèque musicale?
Un-e AID fait à peu près les mêmes choses partout, Monika a très bien expliqué la formation. La grande différence entre nos deux postes tient surtout à la nature des documents que nous traitons et à leur catalogage. À La Musicale, vous trouvez environ 70 000 partitions. Elles vont d’une simple méthode pour apprendre le solfège à un matériel d’orchestre en trois cartables d’un opéra de Verdi.
– Qu’est-ce qui vous motive le plus dans votre métier?
Les documents. Voir passer de nouvelles partitions et découvrir des compositeurs et compositrices ou retrouver de vieilles chansons oubliées. Pouvoir avoir entre les mains un vieux document, admirer la précision avec laquelle les notes ont été inscrites. La musique prend une place très importante dans ma vie, j’ai eu beaucoup de chance de pouvoir effectuer ma formation au sein de cette bibliothèque.
– … Et le moins?
Le désordre. C’est très pénible, pour les bibliothécaires, les lecteurs et les lectrices, de voir que les documents n’ont pas été rangés à leur bonne place. J’avoue que c’est un concept qui m’échappe un peu que de ranger un 1.4 WOND avant un 1.3 WINE, un 3.31 avec les 3.28 ou de carrément s’amuser à enlever et remettre dans le mauvais sens tous les documents d’un rayon.
– Pourquoi avez-vous choisi la Bibliothèque pour votre formation? Quels sont selon vous les atouts de l’institution et de La Musicale en particulier?
En toute honnêteté, avant de postuler pour cet apprentissage j’ignorais l’existence de La Musicale et je n’avais jamais mis les pieds à la Bibliothèque de Genève. J’avais joué du piano durant de nombreuses années, mais je n’avais pas eu à emprunter des partitions. Au final, c’est plus l’institution qui m’a choisie que vice-versa.
– Citez nous quelque chose qui vous a surpris, étonné ou impressionné au début de votre formation.
C’est une vérité universellement reconnue qu’un.e bibliothécaire passe son temps à lire des livres assis.e derrière son bureau. Non, les lectures sont surtout professionnelles et on ne reste pas sur notre chaise le regard dans le vide. C’est un travail parfois intense lorsque les lecteurs et lectrices s’accumulent et qu’il faut gérer les demandes, faire les recherches et aller chercher les documents tout en même temps.
– Les métiers de l’information sont en mutation constante. Où vous voyez vous dans 5 ans? … Et dans 10 ans??
C’est une très bonne question que l’on se pose également, où serons-nous dans quelques années avec tous ces changements? Si quelqu’un a une réponse, je suis preneuse. En attendant, j’aimerais continuer dans ce domaine, mais aussi voyager le plus possible.
– Un conseil pour celles et ceux qui songeraient à suivre la même formation que vous?
Avec le changement dans le programme de formation, je leur conseille de vraiment se renseigner avant de plonger la tête la première dans cet apprentissage parce qu’ils aiment la lecture (comme mentionné plus haut, il n’y en aura pas tant le loisir). Je ne sais pas comment se passera la formation avec ces changements prévus pour 2022, mais je leur souhaite surtout bonne chance d’avance.
Pour les autres épisodes de la série, c’est ici.