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L’oenographillie ou l’art de collectionner les étiquettes de vins

En 1999, la Bibliothèque de Genève et notamment le Dépôt légal, acquiert près de 30 000 étiquettes de vins genevois grâce à un collectionneur oenographilliste (Jean-Paul Schaad) qui avait patiemment décollé, collecté et trié ces étiquettes des années durant.

Les équipes de la conservation ont alors passé près de 1200 heures à reconditionner une à une ces étiquettes dans les classeurs et pochettes répondant aux normes de la conservation et facilitant leur consultation.

La collection représente aujourd’hui 57 classeurs (cote BGE Y 2149) classés par thèmes et régions que vous pourrez venir consulter sans modération! 

Vous faites quoi le 2 avril?

Vous serez sans doute chez vous, comme beaucoup d’entre nous et peut-être avec des enfants.

Eh bien entre deux téléconférences, lisez-leur une histoire puisque c’est la Journée internationale du livre pour enfants. Eh oui c’est le 2 avril, date d’anniversaire de Hans Christian Andersen, célèbre auteur de contes populaires (« La petite sirène », « Le vilain petit canard » entre autres), qui a été choisi pour célébrer et mettre à l’honneur la littérature jeunesse.

Aussi surprenant que cela puisse paraître, compte tenu de ses pôles d’excellence, la Bibliothèque de Genève conserve elle aussi de la littérature jeunesse. Grâce au Dépôt légal, la Bibliothèque est riche de milliers de livres pour enfants allant des fameuses bandes dessinées de Titeuf aux albums de Milton, en passant par la collection des célèbres Max et Lili. Rappelez-vous, il y a déjà deux ans, l’exposition colorée et les différents événements consacrés aux 30 ans des Editions La Joie de lire avaient déjà fait retomber en enfance la doyenne des institutions de la ville.

Alors, en cette période trouble et le 2 avril en particulier, profitez-en pour vous évader: lisez en famille !

Que font le Louvre, l’Office fédéral de la protection de la population et la Bibliothèque de Genève lorsqu’ils sont ensemble?

Ils échangent autour de la protection des biens culturels (PBC) !
Le 17 octobre 2019, la Bibliothèque de Genève a organisé, avec le Département de la culture de la Ville de Genève, une journée de partage sur les actions PBC menées depuis 10 ans au sein des institutions patrimoniales de la ville. Cette journée s’est tenue au Palais Eynard, lieu symbolique puisqu’en 2001, un incendie y avait fait rage dans les combles. La Bibliothèque a reçu une dizaine d’institutions de renom*.

La Bibliothèque a présenté les actions mises en œuvre pour préserver ses collections en cas de sinistre : acquisition de matériel, la Berce-PBC, création de la cellule de crise PBC, collaboration étroite avec le Service d’Incendie et de Secours et retour d’expériences sur des sinistres réels.

Cette rencontre s’est achevée par des échanges sur les méthodes de priorisation des collections en cas de sinistre. Il est en effet impératif de savoir quel objet ou fonds doit être évacué en priorité. Cette évaluation doit se faire en amont en croisant différents critères : scientifiques, matériels, logistiques et techniques. À ce sujet, la Bibliothèque coordonne un projet inter institutions de priorisation des collections stockées prochainement au Carré Vert

*Louvre, le centre Pompidou, les Archives nationales de France, l’ICOM Suisse, le Centre de recherche et de restauration des Musées de France (qui traite notamment les objets sinistrés dans l’incendie de Notre-Dame à Paris), l’Office fédéral de la protection de la population, le Bouclier Bleu France et le Centre interministériel des archives de France

Ils en ont plein la tête

Photo : Bibliothèque de Genève / Matthias Thomann
Photo : Bibliothèque de Genève / Matthias Thomann

Ces derniers mois, nous ne savions plus où donner de la tête en raison des nombreux chantiers de conservation menés dans le cadre de l’aménagement des Bastions.

Après avoir évalué l’état de conservation des 18 bustes présents dans les espaces publics, nous avons alors bille en tête procédé à leur dépoussiérage. La poussière, véhiculée par l’air ambiant, s’était déposée au fil du temps sur ces pièces et avait décidé de se payer notre tête.  
Outre l’aspect inesthétique de cet encrassement, il peut être un véritable vecteur de dégradations chimiques ou microbiologiques et nous prendre carrément la tête!
La poussière est composée de fines particules (poils, fibres, etc.), d’agents chimiques (composés organiques volatils) et de spores pouvant favoriser les attaques chimiques ou le développement de moisissures dès que les conditions climatiques sont réunies. Un véritable concentré nocif à long terme auquel il faut tenir tête!
Gardons la tête froide, il existe des solutions. En effet, nous procédons régulièrement à des campagnes de dépoussiérage sur nos collections dans nos espaces publics ou dans nos magasins.
Femmes de tête, les techniciennes en conservation, sont alors entrées en action, armées de brosses douces, pinceaux à poils souples et aspirateurs à filtration totale. Ainsi, durant plusieurs jours, elles n’avaient qu’une idée en tête: éradiquer de nos 18 têtes (plus très blondes) la poussière accumulée au cours des derniers temps.
Les bustes ont maintenant intégré la galerie de la Salle de lecture.
À tête reposée, venez observer nos bustes qui ont la tête bien faite. Vous verrez, Calvin a notamment la tête beaucoup plus légère !

Photos : Bibliothèque de Genève / Stéphane Pecorini

Mais que «fichier»-vous cet été ?

La Bibliothèque de Genève fermée huit lundis au cours de l’été ? Le personnel de la Bibliothèque en profiterait-t-il pour flâner entre les 75 km de rayons ?
Pas question ! Comme tous les étés maintenant depuis 2013, ce sont 77 collègues qui cette année ont fourmillé derrière les portes closes.

Depuis 1903, le fichier de la Salle du catalogue était à disposition des lecteurs et lectrices et constituait le moteur de recherche de la Bibliothèque publique et universitaire (ancien nom de la Bibliothèque de Genève).
Dès le milieu des années 80, les fiches ont été rétroconverties et c’est aujourd’hui la version numérique qui vous permet de retrouver un livre en quelques clics.

Toutefois ce mobilier et ces fiches constituent des archives de l’histoire de l’institution, qu’il faut conserver. Voilà donc ce à quoi nous avons en partie œuvré cet été.

Tous les étés, le personnel se retrouve pour mener à bien des chantiers de conservation d’ampleur, impossibles à mettre en œuvre tout au long de l’année lorsque le site est ouvert au public.
Ces chantiers sont l’occasion pour des collaborateurs et collaboratrices non spécialisé-e-s de découvrir les métiers de la conservation, de les sensibiliser plus encore à la manipulation d’objets culturels fragiles ou encore d’approfondir leur connaissance des collections de l’institution. C’est aussi un moment de rencontres interprofessionnelles. Enfin, cela représente en un temps restreint une force de travail efficiente, difficile à rassembler durant les autres périodes de l’année.

Pour l’édition 2019, nous avons jeté notre dévolu, entre autres, sur le fichier de la Salle du catalogue.
Pas moins de 57 meubles, comprenant 36 tiroirs chacun, ont été traités.
Il a fallu retranscrire les étiquettes des 2052 tiroirs (même celles en cyrillique !), puis en extraire les fiches papier et les reconditionner dans des boîtes répondant aux standard de la conservation.
Les boîtes étiquetées, contenant ces centaines de milliers de fiches, ont maintenant rejoint nos magasins où elles sont à l’abri du temps pour de nombreuses années.

Vous savez maintenant pourquoi ces tiroirs sont vides et ce que nous « fichions » cet été.