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Reportages photos #COVID / 3 : mobilisations

Jusqu’en février 2020, quand on prononçait le mot  «mobilisation» en Suisse, on pensait à la «Mob», ce souvenir marquant de la Seconde Guerre mondiale que nous ont transmis nos grands-et arrière-grands-parents. La crise du COVID a marqué le retour d’une terminologie guerrière que l’on n’avait plus entendu depuis longtemps. Mais au-delà de l’envoi de troupes de soldats sur le front sanitaire, Stéphane Pecorini, photographe à la Bibliothèque de Genève, a surtout cherché à photographier toute l’ampleur des engagements civils.

Prenons la Protection civile: les astreints, qui avaient l’habitude d’encadrer des courses populaires ou les parkings de grandes manifestations, se sont retrouvés à devoir interdire aux citadins d’aller se promener dans le Mandement, voire même à séparer les personnes qui ne respectaient pas la distance de deux mètres. Dans les hôpitaux, le personnel s’est engagé sans compter, tandis qu’une partie des protections de la loi fédérale sur le travail leur était retirée temporairement.

Nous sommes en juin 2020. Une grande partie des mesures d’urgence ont été abrogées. Déjà, nous pouvons regarder en arrière en nous demandant si nous n’avons pas rêvé. Les photographies de Stéphane Pecorini nous rappelleront que tout cela a bien eu lieu.

 

Pour découvrir les premiers reportages photos:
Partie 1 : À la recherche des passant-e-s disparu-e-s
Partie 2 : La vie transformée

Ces reportages n’auraient pas été possibles sans la collaboration des organisations suivantes:

Service de la protection civile et des affaires militaires
Hôpitaux Universitaires de Genève (HUG)
Clinique des Grangettes
Transports Publics genevois (TPG)

Un grand merci à elles!

Reportages photos #COVID / 2 : la vie transformée

 

Genève, portrait, 19 mars 2020. Photo: Bibliothèque de Genève/Stephane Pecorini

Stéphane Pecorini, photographe à la Bibliothèque de Genève, a arpenté le territoire cantonal dès la première semaine de confinement, enquêtant sur les transformations énormes qui sont entrées dans nos vies en un temps record, la vie quotidienne au temps du COVID. Badauds, astreints à la protection civile, personnel médical, employé-e-s des commerces: il part à la rencontre des gens qui seront d’accord d’apparaître dans les images qui symboliseront désormais la façon dont le canton a vécu cette période.

Jeudi 19 mars, c’est une ville presque vide qui se présente à son objectif. Quelques passant-e-s masqué-e-s se prêtent gentiment au jeu du portrait – qu’ils et elles en soient remercié-e-s ici! – et nous présentent la nouvelle mode printemps 2020. Les amies qui se rencontrent et s’entraident par-dessus la frontière barricadée comme aux temps –bien plus funestes – de la Deuxième Guerre mondiale,  le stand du marché sécurisé en mode pandémie ou les surfaces vertigineusement vides de l’aéroport: autant d’images qui nous interpellent sur l’ampleur des changements intervenus en si peu de temps.

 

Retrouvez le premier reportage photos sur le COVID ici.

Reportages photos #COVID / 1 : à la recherche des passant-e-s disparu-e-s

Genève, près de la Gare des Eaux-Vives, 20 mars 2020. Photo: Bibliothèque de Genève/Matthias Thoman

La Bibliothèque de Genève en confinement n’a pas seulement préparé sa réouverture dans un cadre transformé par la pandémie. Elle a également lancé des reporters photographes dans les rues et les routes du canton pour constituer une mémoire visuelle des moments exceptionnels que nous traversions tous et toutes. Ces reportages vont rejoindre les collections du Centre d’iconographie, où ils seront accessibles et consultables par le public. 

Matthias Thomann, responsable de l’atelier de numérisation de la Bibliothèque, est parti à la recherche des lieux les plus fréquentés. Les abords des gares du Léman Express, la voie verte, les frontières. Sans la date de prise de vue inscrites dans les métadonnées de l’image, on pourrait le soupçonner d’avoir fait fuir tout passant, pour obtenir une prise de vue à même de figurer dans une revue d’architecture ou d’urbanisme. Mais bien entendu, le COVID est passé par là, Alain Berset nous a enjoints de prendre nos responsabilités et nous sommes tous rentré-e-s chez nous. 

Genève, place devant la gare de Champel, 1er avril 2020. Photo: Bibliothèque de Genève/Matthias Thoman

 Chêne-Bourg, devant la gare, 24 mars 2020. Photo: Bibliothèque de Genève/Matthias Thoman

Chêne-Bougeries/Chêne-Bourg, pont sur la Seymaz, 25 mars 2020

 Chêne-Bougeries, voie verte, 25 mars 2020

Chêne-Bourg/Thônex, voie verte et tour Opale, 8 avril 2020

Chêne-Bougeries, voie verte, 8 avril 2020

Lancy, près de la gare de Lancy-Bachet, 25 mars 2020. Photo: Bibliothèque de Genève/Matthias Thoman

Lancy, passage sous-route prêt de la gare de Lancy-Bachet, 25 mars 2020. Photo: Bibliothèque de Genève/Matthias Thoman

Dardagny, chemin des Charmilles, 8 avril 2020. Photo: Bibliothèque de Genève/Matthias Thoman

Anières, chemin du Pont-des-Golettes, 16 avril 2020. Photo: Bibliothèque de Genève/Matthias Thoman

Quelques images dédiées à nos collègues de la voirie

Auteur inconnu, Ramassage des poubelles par la voirie genevoise, années 1950, vg p 2708

Tandis que la plupart d’entre nous sommes à la maison, d’autres sont particulièrement sollicité-e-s par la crise du Coronavirus: bien évidemment le personnel médical, mais également les employé-e-s  des magasins dits de première nécessité, ou encore les services assurant la sécurité, comme la police qui surveille que nous appliquions les règles édictées par le Conseil Fédéral.

Nos collègues de la Voirie font également partie de celles et ceux qui ne peuvent rester à domicile. En temps normal, ce sont les fonctionnaires que le public rencontre le plus souvent. Leur passage rythme notre vie, la soufflerie de leurs petits véhicules qui brossent et nettoient les routes, le bruit sourd des bennes soulevées, secouées et vidées brusquement dans le camion à ordure. Depuis quelques semaines, ce sont souvent les seul-e-s dans la rue en journée.  De milliers de gestes quotidiens continuent d’être réalisés, tandis que nous sommes confiné-e-s dans nos logements, pour maintenir la propreté et l’hygiène de nos rues.

Pour leur rendre hommage, nous nous sommes plongé-e-s dans nos collections. En contemplant les portraits photographiques des employés de la voirie que nous avons dénichés, on se rend compte que ce sont des marqueurs précieux du temps qui passe. L’équipement évolue régulièrement. Du métier purement manuel qu’il était au 19ème siècle, une mécanisation s’opère progressivement au cours du 20ème siècle, comme les balayeuses à traction animale, dont on voit ici un modèle en usage vers 1920, puis la traction automobile, grande nouveauté du 20ème siècle s’il en est!

Une évolution marquante de la fin du 20ème siècle? La sécurité au travail et l’introduction des vêtements voyants et des bandes réfléchissantes!

Auteur inconnu, Genève, employés de la voirie posant devant une balayeuse à traction animale, vers 1920, vg p 2697
Christian Murat, Genève, quai Gustave-Ador: un employé de la voirie brûle des feuilles mortes, 18.11.1958, murat n 1958 11 18 eau 01
Daniel Winteregg, Genève, employés de la voirie dans la Grand-Rue, juillet 2002, Wint CD2001-23 46

Des médailles pour services rendus à l’humanité: les décorations de Gustave Moynier

Portrait photo de G. Moynier par F. Boissonnas

On connaît tous et toutes le nom d’Henry Dunant et son rôle majeur dans la création du Comité international de la Croix-Rouge (CICR). Mais la concrétisation des idées qu’il développe suite aux horreurs dont il est témoin lors de la bataille de Solferino (1859) doit beaucoup à Gustave Moynier. C’est ce dernier qui présente les idées d’Henry Dunant à la Société genevoise d’utilité publique. Il présidera d’ailleurs de 1864 à sa mort en 1910 et contribuera à faire rayonner Genève sur la scène internationale.

Planche avec les portraits des fondateurs de la Croix-Rouge

Les 31 médailles conservées au Centre d’iconographie de la Bibliothèque de Genève témoignent, par leur prestige et la diversité de leur provenance, de Gustave Moynier et de la reconnaissance dont il a bénéficié dans le monde entier. Elles ont été données par Marcelle Moynier en 1962, petite fille de Gustave et fondatrice des Petits tréteaux, premier théâtre de marionnettes en Suisse. Ces médailles feront prochainement l’objet d’une publication par la Société Henry Dunant et ont été, dans cette perspective, nettoyées, reconditionnées et photographiées par la Bibliothèque de Genève.

Portrait peint de G. Moynier par Charles Giron
Photo de la conférence internationale du 8 août 1864

La Croix-Rouge dans le Dictionnaire Historique de la Suisse (DHS)
Gustave Moynier dans le DHS
Marcelle Moynier dans wikipedia