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En route pour les Marquises

« Quinze mois dans l’Antarctique » par Adrien de Gerlache

Aujourd’hui, nous embarquons pour naviguer dans l’univers des marins trop longtemps confinés, en route pour des ports improbables sur de vétustes bateaux.
Des univers souvent hostiles à la présence humaine mais propres à la réflexion sur des mers bonaces.
En 1898, de Gerlache consigna de longues pages sur l’incroyable survie de son équipage bloqué «Quinze mois dans l’Antarctique».
Trente ans plus tard, le grec Kavvadias, né en Mandchourie, embarqua pour la première fois. Ses dizaines d’années de navigation marchande nous sont parvenues dans son «Journal d’un timonier», dans un magnifique roman «Le quart» et dans quelques poèmes.
En 1952, le médecin Alain Bombard, fluctuat nec mergitur, traversa, pour démontrer qu’une survie était possible, la Méditerranée et l’Atlantique sur un canot pneumatique. Il fut un «Naufragé volontaire».
Encore plus près de nous, en 1968, Bernard Moitessier participa à la première course autour du monde en solitaire et sans escale. Proche de l’arrivée, proche de la gloire et des lauriers, il prit une rare décision et raconta la suite dans plusieurs livres. Cap Horn à la voile : 14216 milles sans escale / Bernard Moitessier ; préf. de J.-M. Barrault
De nombreux autres ont écrit sur le soleil, l’incertitude, les peurs et les joies du quotidien de la mer. Les immenses écrivains que furent Melville, Conrad, Monfreid ou London ont sublimé cela dans de très beaux textes.

Florilège d’antidotes livresques

Si vous fréquentez le site des Bastions régulièrement, vous avez peut-être déjà croisé Daniel Berthet, responsable du prêt et des salles de lecture. Ou peut-être avez-vous croisé l’une des nouveautés qu’il met à disposition des curieuses et curieux aux 4 coins de la Bibliothèque. Aujourd’hui confiné (tout comme vous probablement!), il vous livre quelques conseils de lecture, les voici.

Plus de vitrines pour les nouveautés, j’ai donc fouillé ma mémoire et ma bibliothèque pour vous parler de l’actualité.
« La Quarantaine » de Le Clézio, « Le Hussard sur le toit » de Giono, « Je suis une légende » de Matheson et « La Peste » de Camus vous parleront d’épidémies.
« Le Désert des Tartares » de Buzzati, « Le Rivage des Syrtes » de Gracq, les poèmes d’Emily Dickinson et « Johnny s’en va-t-en guerre » de Trumbo vous parleront de différentes formes de confinement et d’enfermement.
Boccaccio n’est pas, à l’origine, le nom d’une pizzeria, mais celui de l’un des fondateurs de la prose italienne. Dans « Le  Décaméron » il nous raconte comment la créativité permet à la jeunesse de combattre la peste noire par la beauté.
Si ces lectures vous dépriment, riez avec Rabelais (tout), « La papesse Jeanne » de Roïdis, « Trois hommes dans un bateau » de Jerome.
Si vous n’aimez pas lire, lisez le « Kamasutra » et visitez le Paradis.

Dès la fin du confinement, retrouvez les nouveautés de Daniel Berthet sur le site des Bastions, au Libre accès , au Service de référence  ou au Service du prêt